Le soutien aux artistes

Les résidences

L’accompagnement des artistes est l’essence même de La Maison CDCN. Offrir aux artistes des temps de recherches, des espaces de création, soutenir financièrement des productions ou encore accompagner certains dans leur structuration professionnelle fait partie intégrante de notre mission. Les résidences sont des temps de réflexion, de travail, de recherche et d’expérimentation pendant lesquels La Maison ouvre ses portes et met à la disposition des artistes un lieu de travail, un logement, une assistance technique et une aide financière. Sans lieu fixe, La Maison CDCN accueille ces résidences grâce à des partenaires engagés et en déployant son studio mobile sur le territoire.

à L’Ombrière, nouvel équipement culturel d’Uzès et de l’Uzège

DANYA HAMMOUD / L’heure en commun (Liban / France) - ARTISTE ASSOCIÉE
POREUX, PAR ÉCRITS

Poreux est notre corps. Poreuses et poreux nous sommes les unes et les uns envers les autres. La peau, notre surface face au monde est poreuse. C’est ainsi qu’elle peut respirer, inspirer et expirer.. Nos corps, notre matière visible, sont poreux, perméables, pénétrables, absorbants. Les pores sont souvent minuscules, mais ils sont multiples.

Qui dit pore, dit aussi creux, là où réside des instants, des douleurs, des joies, des révoltes, des traces d’histoires, des bouts des autres. Il y a les pores de la peau, du corps, de la mémoire, de l’expérience, de l’esprit, de la maison, des territoires, des frontières…

Poreux. Le titre correspond à une condensation de l’intention de ce projet.
Il est apparu suite à ce qui est décrit plus haut ainsi qu’à une vision de ce projet en terme de porosité et de chevauchement de récits de corps et de paroles, qui s’insèrent les uns dans les autres, s’affectant mutuellement.

Emprunter à l’archéologie cette fouille dans les strates et voir l’Histoire se révéler au fur et à mesure qu’on déplie une surface poreuse et dense à la fois. Chaque strate étant une phase poreuse à la précédente et à la prochaine. Dans ce projet il y a un aspect qui ressemble à un projet d’étude, en tout cas dans certaines de ses étapes. Cet aspect permet la collecte de matière pour l’objet final. L’objet film se veut un objet poétique composé de ces différentes matières. Le film ajoute aussi une couche, une strate, une surface dans l’exploration du rapport au corps. On filme le processus mais le film n’a pas l’objectif d’être un documentaire de ce processus.

Résidence du 19 au 30 octobre 2020

à KLAP, maison pour la danse (Marseille)

GINEVRA PANZETTI & ENRICO TICCONI (Italie)
ARA ! ARA !

Ginevra Panzetti & Enrico Ticconi, basé·e·s à Berlin et Turin, collaborent en duo depuis 2008. Leur discours artistique entrelace la danse, la performance et les arts visuels, en hybridant imaginaires anciens et imageries contemporaines autour du triangle thématique communication-violence-pouvoir. Ainsi aiment-elle·il s’emparer de marqueurs culturels, traditionnels ou politiques, pour densifier et mettre en perspective la présence dansée. Leur nouvelle création ARA ! ARA !, exploration du symbole multiple de l’étendard, de solennité en joie populaire, d’alerte en appel communautariste, connaît le soutien du réseau Étape danse reliant trois structures culturelles en Allemagne, Italie, et France. La Maison CDCN installe à KLAP leur résidence d’écriture, que la Maison pour la danse prolonge par une séquence de finalisation technique, scène et lumière, aboutissant à une avant-première.

Résidence du 11 au 27 janvier 2021
Avant-première vendredi 12 février à 20:00

Le studio mobile s’installe à la Maison du Mineur de La Grand Combe

MAGALI MILIAN & ROMUALD LUYDLIN / La Zampa (France)
La Belle Humeur

Comme point de départ à leur prochaine création, Magali Milian et Romuald Luydlin ont choisi d’explorer la nuit, ou plutôt les nuits : ces espaces-temps (d’une journée, d’une vie, d’une époque…) où les repères s’estompent, les ancrages prennent le large, les certitudes s’étiolent. Autant d’instants instables, qui essoufflent et font perdre pied. Mais il pourrait en être tout autrement. C’est le sens de ce nouveau projet de La Zampa : nous inviter à plonger dans ces moments l’esprit ouvert, poreux, à la recherche d’une autre façon de respirer, pour résolument (re-)faire corps avec le monde…
Difficile, aujourd’hui, de préciser quelle forme scénique prendra cette Belle Humeur : le travail est toujours en cours. Mais on peut déjà dire qu’elle s’imagine sur un plateau à plusieurs plans, horizontaux ou inclinés. Que la respiration de ses cinq interprètes est un élément moteur dans l’écriture du mouvement. Qu’il y a l’envie également de faire intervenir des accessoires pour venir « transformer » les corps, et de jouer sur la transparence dans le travail des costumes – de jouer sur le palpable et l’impalpable des peaux.

Résidence du 21 janvier au 7 février
Sortie de résidence jeudi 4 février à 19:00
Représentation en juin 2021, au 26e festival Uzès danse
avec le soutien de la mairie de La Grand Combe, la Maison du Mineur et Alès Agglomération

Le studio mobile s’installe à la Salle des Fêtes de Barjac

Alain Michard / Louma (France)
L’Aurore

Voilà des années qu’Alain Michard songe à développer un projet sur ce moment particulier de la nuit qu’est l’aurore. Un temps qu’il voit plein de paradoxes, où excitation et fièvre flirtent avec repos ou torpeur, alors que pointe un jour nouveau. Un état d’entre-deux que l’artiste envisage aussi comme un « moment de délivrance », pour reprendre son expression.
Depuis deux ans, le chorégraphe creuse ses idées à travers des ateliers et quelques séances de recherche avec l’un·e ou l’autre de ses interprètes. Mais sa résidence à Barjac sera son premier temps de travail de création à proprement parler. La première fois aussi qu’il réunira, tou·te·s ensemble, la majorité des interprètes avec qui il entend construire L’Aurore, dont la création verra le jour d’ici deux ou trois saisons.
Jouer sur le trouble entre rêve et réalité, développer une trame narrative plurielle en s’appuyant avant tout sur les corps et une bande sonore : tels pourraient être résumés les enjeux d’écriture de cette pièce future, qui tiendra plus de la juxtaposition de séquences que du récit univoque et linéaire.
Brouiller les pistes serait d’ailleurs une belle façon de qualifier l’esprit qui semble guider ce travail. À l’image des formes et esthétiques que la pièce entend convoquer sans grand souci de transition : danse de corps endormis, séquence d’inspiration expressionniste, accents de music-hall, parfums de rituel animiste ou encore, moments plus « bruts » et complices avec le public…

Résidence du 15 au 26 février
Sortie de résidence jeudi 25 février à 18:00
avec le soutien de la Maison de l’Eau d’Allègre-les-Fumades et la mairie de Barjac