Mr. Splitfoot

Émilie Labédan

Le 14 février 

En co-accueil avec Le Périscope, Nîmes.

Librement inspiré par les sœurs Fox, pionnières du spiritisme aux États-Unis, Émilie Labédan sculpte un solo à la fois délicat et mystérieux, qui s’amuse à flouter nos repères perceptifs pour mieux nous insuffler de troublantes sensations de rêves éveillés.

Depuis ses débuts, Émilie Labédan aime déployer un travail chorégraphique à partir d’une idée de lieu ou de paysage, chargé d’une personnalité singulière. Un espace tout en jeu de textures que « ses » danseur·seuse·s viennent habiter, pour y dessiner des séquences aux accents tantôt narratifs, tantôt abstraits.
Dans Mr. Splitfoot, l’artiste reste attachée à cette démarche d’écriture. À la différence qu’elle rend l’espace ici « invisible » : un lieu noir sur fond noir, que l’on perçoit feutré, étroit, profond, mais dont les limites restent difficilement palpables. Une impression renforcée par la matière laquée posée au sol, créant un étrange effet miroir, et par la présence d’un corps dont les contours paraissent régulièrement flous, enveloppé qu’il est, en bonne partie, de noir lui aussi.
Puisant son inspiration dans le spiritisme occidental, dont l’image d’Épinal est une table ronde autour de laquelle on se réunit dans la pénombre pour entrer en conversation avec des défunts, Mr. Splitfoot fait référence au nom que les sœurs Fox (mythiques médiums américaines de la fin du XIXe siècle) ont donné à un esprit avec lequel elles disaient entrer régulièrement en dialogue.
Rien de documentaire ou de clairement illustratif pour autant dans ce solo qui prend plutôt un malin plaisir à nous plonger dans des atmosphères en clair-obscur et à subtilement jouer avec nos perceptions, quelques habiles trucs et astuces de magie en prime. Une tonalité renforcée par les lumières et la partition sonore. Sans oublier ce corps qui glisse littéralement au plateau, avec une gestuelle minutieuse, prudente, voire chirurgicale, et dont le souffle se révèle aussi doux, délicat, que rugueux, sinon inquiétant.
Autant d’éléments avec lesquels Émilie Labédan réussit à tisser un captivant voyage, à la fois physique et onirique. Un voyage qu’elle qualifie volontiers de séance de spiritisme, ou plus exactement d’hommage à l’invisible, à tout ce qui peut exister que l’on ne voit pas, que l’on ne connaît pas. Un hommage dans lequel mon corps est le médiateur. C’est-à-dire celui qui est « entre », qui fait traverser et invite à regarder.

Conception, chorégraphie et interprétation Émilie Labédan
Interprète masquée Elvira Madrigal
Composition musicale Florent Paris
Lumières Thomas Laigle
Scénographie Alix Boillot
Costumes Sarah Langner
Regards extérieurs Garance Plessis-Fraissard, Emmanuelle Santos
Images Adrien Machado, Pierre Sasso
Regie générale Artur Canillas

Production LA CANINE
Coproduction La Place de la Danse – CDCN Toulouse / Occitanie, dans le cadre du dispositif Accueil Studio, ICI-Centre chorégraphique National de Montpellier / Direction Christian Rizzo dans le cadre de l’accueil-studio, NEUFNEUF PLATEFORME[Cie Samuel Mathieu]
Accueil en résidence RING - Scène Périphérique et NEUFNEUF PLATEFORME [Cie Samuel Mathieu], Etoile du Nord – Paris
Avec le soutien de La Soulane - Tiers Lieu éco-créatif de Montagne
Avec l’aide de la DRAC Occitanie, la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée, la Ville de Toulouse, Le Département de la Haute-Garonne, La SPEDIDAM
Remerciements Honolulu-Nantes

  • mardi 14 février à 20h00
  • Le Périscope · Nîmes
  • Durée 45 mn
    Tarif 16€ / 11€ / 6€, réservation indispensable auprès du Périscope au 04 66 76 10 56.

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