Simple

Ayelen Parolin

Le 11 juin 

Trio aussi précis et construit qu’il est jouissif et déluré, SIMPLE nous entraîne dans une écriture chorégraphique centrée sur le rythme. Répétitions et boucles en faux-semblant articulent ce tourbillon aux extravagances en crescendo. Jubilatoire… et salutaire !

A trio as highly structured as it is kicky and joyous, SIMPLE sweeps us into rythmic choreography built on repetition and subterfuge. A whirlpool of ever-greater extravagance. Exhilarating… and clever !

Chorégraphe atypique, Ayelen Parolin aime jouer avec les contrastes, démultiplier les pistes, déjouer les attentes. En résulte une danse fondamentalement plurielle, « piratée », précise-t-elle parfois, pour mieux souligner sa tendance à aller piocher son vocabulaire dans tous les registres de danse possibles. Une recherche qu’elle se plaît également à faire germer à partir de notions telles que le plaisir, la liberté et l’authenticité. SIMPLE, sa dernière pièce en date, n’échappe pas à cette griffe.
Partant d’un vocabulaire chorégraphique volontairement restreint, « économe » pour reprendre son expression, elle lance ici trois interprètes – littéralement bariolés – dans un étonnant jeu de rythme et de construction, à la fois répétitif et toujours mouvant, sans cesse redistribué, restructuré, ré-envisagé. Un jeu dont l’inachevé et le recommencement seraient les règles de base. Un jeu-labyrinthe. Un jeu musical… sans musique.
Car dans SIMPLE, la chorégraphe s’est privée d’un de ses principaux partenaires de jeu. Et comme la musique n’est pas au rendez-vous, c’est aux corps qu’elle embarque sur scène de l’inventer, de l’imaginer, de la jouer. À la recherche d’une pulsation vitale. À trois, en complicité, en connivence. Avec la puissance et la sincérité éminemment humaines de l’idiot, du naïf ou de l’enfant – chez qui tout est (encore) possible, de la rêverie au plus insensé !


Un projet de Ayelen Parolin
Créé et interprété par Baptiste Cazaux, Piet Defrancq, Daan Jaartsveld
Assistante chorégraphique Julie Bougard
Création lumière Laurence Halloy
Scénographie, costumes Marie Szersnovicz
Dramaturgie Olivier Hespel
Regard extérieur Alessandro Bernardeschi
Visuels Cécile Barraud de Lagerie
Costumes Atelier du Théâtre de Liège
Remerciements à Oren Boneh et Jeanne Colin
Production Claire Geyer Diffusion Key Performance
© François Declerq

Production RUDA asbl. Coproduction Charleroi danse, Le Centquatre-Paris, Théâtre de Liège, CCN de Tours, MA Scène nationale – Pays de Montbéliard, Les Brigittines, DC&J Création. Avec le soutien pour l’accueil en résidence de CCN de Tours - Accueil studio, Charleroi danse, Les Brigittines, Le Gymnase - CDCN Roubaix Hauts-de-France, Le Centquatre-Paris, MA scène nationale – Pays de Montbéliard. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de Wallonie- Bruxelles International, du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique et d’Inver Tax Shelter.
Ayelen Parolin est accueillie en compagnonnage au Théâtre de Liège (2018-2022) et bénéficie d’un hébergement administratif à Charleroi danse/La Raffinerie. Ayelen Parolin est artiste associée au Théâtre National de Bruxelles à partir de 2022.

Spectacle accueilli avec le soutien de l’Onda et de Wallonie-Bruxelles international.


Rencontre avec Ayelen Parolin (propos recueillis par Olivier Hespel)

Quelle est l’origine de ce trio ?
Il y a deux points de départ à ce projet. Le premier, ce sont les interprètes [Baptiste Cazaux, Piet Defrancq, Daan Jaartsveld] qui ont pour moi un potentiel d’autodérision très fort, que j’ai entrevu dans leur interprétation à l’intérieur de WEG [pièce pour neuf interprètes qu’elle a créée en 2019]. En parallèle à cela, ces trois interprètes m’ont fait penser à sans de Martine Pisani [trio créé en 2000, et repris à Uzès danse en 2017]. Une pièce qui, rétrospectivement, m’a marquée : cette façon de faire rire, presque malgré ses interprètes ; cette façon surtout de travailler avec le mouvement sans chercher à le montrer, dans une forme de jeu, sans prétention, mais dont l’objectif principal reste pourtant avant tout chorégraphique à travers une construction rythmique et musicale – même s’il n’y a pas de musique… J’ai eu comme une espèce de fantasme de ce trio : une réunion presque improbable de trois danseurs qui ne donnent pas vraiment l’air d’en être, mais qui sont en même temps très virtuoses dans leur partition. Une contradiction que je trouve essentielle par rapport à ce que l’on vit aujourd’hui : une nécessité de retrouver une forme de légèreté, de simplicité, et de goût du jeu.

Par rapport à la danse, elle ne paraît si simple, au final ; elle est très composite même. De votre côté, vous la qualifiez d’« économe ».
Si je parle d’une chorégraphie « économe », c’est parce qu’au niveau du vocabulaire, il n’y a à peu près qu’une dizaine de matières en tout, que l’on combine et interprète différemment tout au long de la pièce – ce qui fait que l’on n’a peut-être pas l’impression de les voir se répéter. Car je n’ai jamais pensé faire une chorégraphie « simple » en tant que telle. Je me suis plutôt attachée à trouver une simplicité des interprètes dans leur manière d’aborder la danse – malgré la complexité ou les difficultés que la partition peut renfermer. À trouver une simplicité dans leurs relations aussi ; de celle qu’ils peuvent avoir en-dehors du plateau. Il y a comme une frontière entre l’état de corps et les rapports que l’on peut avoir quand on monte sur le plateau et ceux que l’on a durant les répétitions, quand on parle, quand on mange ensemble, etc. J’ai essayé de jouer avec ces deux états, ces deux « acquis » différents.

Une pièce sans musique, ce n’est pas une donne habituelle. Comment avez-vous travaillé pour la construction de ce trio ?
Même si on ne l’entend pas vraiment au plateau, la musique est très présente. Pour commencer, il y a tout l’aspect rythmique qui soutient l’écriture de la pièce. Et puis, durant la phase de recherche, la musique a été présente très « concrètement » : nous avons travaillé avec des chansons pour développer le matériel chorégraphique. C’était pour moi une stratégie afin d’amener du mouvement qui soit plus spontané, car « transporté » par la musique, et moins issu d’une recherche consciente d’une danse. Des chansons comme Power of Love de Jennifer Rush, Besame mucho, ou All by Myself de Céline Dion… Nous avons également beaucoup travaillé avec des musiques de boléros par exemple, des musiques très romantiques ou de séduction… On peut paraître très ridicules quand on essaye de séduire quelqu’un·e, même si l’on pense donner le meilleur de soi : j’avais l’impression que les musiques qui devaient nous inspirer devaient être liées à cette contradiction, à cette fragilité aussi.

  • samedi 11 juin à 21h30
  • durée 50 minutes / Jardin de l’évêché
  • Parking de la Mairie (au pied de la cathédrale Saint-Théodorit) et Parking des Marronniers à proximité.

    CONVIVIALITÉ
    Nous vous accueillons 1h avant et après la représentation. Dans notre Bar - salon d’été, La Roulante propose un bar bio et une restauration légère de qualité, éco-responsable et diversifiée, faite de produits frais et locaux.

    ACCESSIBILITÉ
    Le Jardin de l’évêché est accessible aux personnes à mobilité réduite. Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions, signalez-nous votre situation avant votre venue, au 04 66 03 15 39.

    COVID-19
    Merci de respecter les règles sanitaires en vigueur au moment de la représentation. Pas de pass sanitaire, pas de masque obligatoire.

    VIGIPIRATE
    Pour des raisons de sécurité, il ne sera pas possible d’entrer en salle avec un gros sac ou une valise. Des mesures de sécurité sont mises en place, il vous sera demandé d’ouvrir vos sacs.


    À VOIR ENSUITE, LE MÊME SOIR
    23:00 CONCERT de BENOIST ESTE BOUVOT & POSTCOÏTUM- Bar du Jardin de l’évêché
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