La Belle Humeur

Magali Milian & Romuald Luydlin / La Zampa

Le 4 février 

#SORTIE DE RÉSIDENCE
durée : 1h30
résidence de création du 21 janvier au 7 février
en partenariat et avec le soutien de la mairie de La Grand Combe, La Maison du Mineur et Alès Agglomération

Chorégraphie Magali Milian, Romuald Luydlin
Assistante Laurie Bellanca
Interprétation Alice Bachy, Romuald Luydlin, Magali Milian, Camilo Sarasa Molina, Anna Vanneau
Musique Jean-François Laporte
Oreille extérieure Marc Sens
Décors, costumes Lucie Patarozzi
Scénographie, lumières Denis Rateau
Régie son, arrangement Valérie Leroux
Dramaturgie Marie Reverdy

Pour clore sa résidence à La Grand Combe, La Zampa nous dévoile les couleurs de son prochain opus : un quintette s’aventurant dans les replis de la nuit, pour mieux réinvestir notre rapport au monde. Un premier partage public, pour une création qui verra le jour au festival Uzès danse.

Comme point de départ à leur prochaine création, Magali Milian et Romuald Luydlin (La Zampa) ont choisi d’explorer la nuit, ou plutôt les nuits : ces espaces-temps (d’une journée, d’une vie, d’une époque…) où les repères s’estompent, les ancrages prennent le large, les certitudes s’étiolent. Autant d’instants instables, qui essoufflent et font perdre pied. Mais il pourrait en être tout autrement. C’est le sens de ce nouveau projet de La Zampa : nous inviter à plonger dans ces moments l’esprit ouvert, poreux, à la recherche d’une autre façon de respirer, pour résolument (re-)faire corps avec le monde…
Difficile, aujourd’hui, de préciser quelle forme scénique prendra cette Belle Humeur : le travail est toujours en cours. Mais on peut déjà dire qu’elle s’imagine sur un plateau à plusieurs plans, horizontaux ou inclinés. Que la respiration de ses cinq interprètes est un élément moteur dans l’écriture du mouvement. Qu’il y a l’envie également de faire intervenir des accessoires pour venir « transformer » les corps, et de jouer sur la transparence dans le travail des costumes – de jouer sur le palpable et l’impalpable des peaux.
Après deux semaines de résidence à La Maison du Mineur, à La Grand Combe, La Zampa nous ouvre les portes de son studio. L’occasion d’en savoir davantage sur cette pièce en devenir, et de s’immiscer au cœur de la construction d’une pièce chorégraphique, et de toutes les questions qui ne manquent pas de s’y glisser.


Production La Zampa, en coproduction avec Productions Totem Contemporain Montréal. Coproductions La Maison CDCN Uzès Gard Occitanie, L’Empreinte Scène nationale Brive – Tulle, L’Usine – centre national des arts de la rue et de l’espace public Tournefeuille – Toulouse Métropole, Théâtre Molière – Sète scène nationale archipel de
Thau, La Scène Nationale du Sud Aquitaine Bayonne, La Place de la Danse CDCN Toulouse Occitanie. Aide à la résidence L’Usine CNAREP Tournefeuille Toulouse Métropole, La place de la Danse CDCN Toulouse Occitanie, HYBRIDE #3 projet de coopération L’Usine / Japon / Villa Kujoyama, Châteauvallon Le Liberté Scène nationale Toulon Provence Méditerranée, La Maison CDCN Uzès Gard Occitanie (accueil studio), L’Archipel scène nationale de Perpignan, La Scène Nationale du Sud Aquitaine Bayonne, Montpellier Danse.

Rencontre avec Romuald Luydlin (propos recueillis par Olivier Hespel)

Dans la pièce jeune public, Devenir Hibou (2019), vous creusez déjà la question de la nuit. En quoi cette nouvelle pièce est une autre façon d’aborder cette question ?
À partir d’une multitude de sensations contrastées, Devenir Hibou explore la nuit en tant qu’espace de projections multiples, expérience de l’imaginaire et de tous les possibles. Avec La Belle Humeur, nous partons plutôt de l’idée que la nuit n’est rien d’autre qu’un phénomène physique, cyclique, que c’est notre regard qui lui donne toutes ses charges symboliques et qu’en réalité « nous sommes nuit ». Ce qui nous intéresse ici en particulier, c’est que ce regard que nous portons sur la nuit a quelque chose de l’ordre de l’obscène, dans le sens que la nuit nous attire et, à la fois, nous repousse. Cette double dynamique entre quelque chose que l’on remplit et que l’on vide, aspire et rejette, est l’un des principaux moteurs de ce projet.

Chorégraphiquement, y a-t-il des axes particuliers de travail à partir desquels vous avez démarré ce processus ?
Dans cette idée de dynamique de va-et-vient, la respiration nous a paru le premier élément intéressant, et concrètement physique, sur lequel nous appuyer. D’un autre côté, la respiration est cette zone tampon avec le monde et, en même temps, une expérience profondément intime. […] Nous avons ainsi commencé par respirer ensemble au plateau, tout simplement. Et par observer ce qui se passait, entre nous, et pour chacun de nous. Dans ce travail, en restant uniquement concentré sur la respiration, d’autres écritures physiques peuvent émerger. Ce n’est pas un état particulier qui est recherché ici, mais le principe est de tenir une certaine respiration (lente, saccadée, en apnée, etc.) et, en essayant d’être à l’écoute des autres interprètes, de se mettre en mouvement. Cette façon d’aborder le travail du corps permet de faire apparaitre des images, des gestes, des présences, « décollés » de toute volonté de fabrication. De l’extérieur, cela crée des sensations très troubles et, en même temps, très « lisibles », car la respiration (son rythme, son intensité) a quelque chose de très évocateur en termes d’émotions, que ce soient l’excitation, la peur, la joie…

La Belle Humeur. D’où vient ce titre ?
C’est une expression empruntée à Nietzsche : l’idée de faire corps avec le monde… Souvent, être dans la nuit (au propre comme au figuré) donne la sensation d’une perte de repères, d’une perte d’ancrage. Il nous a plu de réunir ces deux notions (faire corps avec le monde et perdre ses repères) : l’idée qu’il y a peut-être là (dans tout ce que l’on peut appeler « nuit ») l’occasion de devenir poreux, et de se recomposer autrement.

Illustration © Benoît Gob

  • jeudi 4 février à 19h00
  • Maison du Mineur, La Grand Combe
  • studio mobile implanté dans la salle des Lavabos

    ENTRÉE LIBRE
    dans la limite des places disponibles

    Informations COVID
    Plusieurs mesures à respecter pour accéder à l’espace :
    • port du masque obligatoire dans tous les espaces (pour les plus de 11 ans)
    • mise à disposition de solutions hydroalcooliques à l’entrée
    • distanciation physique d’une place entre chaque groupe de personnes.

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