Ainsi passe le temps

Alain Michard / Louma

Le 5 mars 

#SPECTACLE TOUT PUBLIC À PARTIR DE 6 ANS
durée : 45 minutes
en partenariat et avec le soutien de La Maison de L’Eau d’Allègre-les-Fumades et la mairie de Barjac

Chorégraphie, scénographie Alain Michard
Conception sonore, interprétation Manuel Coursin, Alain Michard
Collaboration à la scénographie Theo Kooijman
Regard extérieur Julien Gallée-Ferré, Alice Gautier
Régie générale Gweltaz Chauviré

Avec un esprit joyeusement décalé, Alain Michard et Manuel Coursin (en compagnie d’une série d’objets hétéroclites) jouent avec la ritournelle du temps qui passe... À la fois chuchotée, chantée et dansée, une ode à la légèreté, à l’expérimentation et à l’émerveillement du quotidien.
Comme point de départ à ce duo, L’Histoire chuchotée de l’art, un texte de Robert Filliou, « génie sans talent » comme il se définissait lui-même. Ceci dit, rien à voir ici avec une chronologie des grandes conquêtes artistiques de l’humanité. Mais une série de micro-événements : prendre une poignée de neige et écouter ses crissements quand on resserre le poing, regarder un nuage et se demander d’où il vient, plonger dans la mer et essayer de respirer…
Cette invitation à la curiosité et aux expérimentations multiples, Alain Michard et Manuel Coursin en ont fait la trame ludique d’un duo, résolument bricolé et plein d’ingéniosité. Avec trois praticables, ils s’amusent à transformer le plateau en cabane, vallée, montagne, gouffre... Toute une série d’objets accompagne leur transhumance espiègle : des pailles colorées, une cafetière, des serpillières, de la craie…
Rien de très révérencieux non plus dans leur cohabitation avec les mots de Robert Filliou, qu’ils chuchotent (comme il « se doit »), qu’ils chantent, qu’ils prêchent même, voire qu’ils démultiplient via une bande sonore ; le tout dans une ambiance musicale tous azimuts. À l’image du joyeux bazar qu’ils installent sur scène, tout au long de ce temps qu’ils passent à, surtout, ne pas se prendre au sérieux. Un habile écho aux histoires glissées par Robert Filliou qui, l’air de rien, nous questionnent sur l’importance que l’on donne aux choses, et nous rappellent la magie poétique qu’offre l’observation ingénue du monde.


Production LOUMA. Coproduction Communauté de communes Couesnon Marches de Bretagne. Avec le soutien de Lillico / festival Marmaille.
LOUMA est soutenue par le ministère de la Culture - DRAC Bretagne, la région Bretagne et la ville de Rennes.

Rencontre avec Alain Michard (propos recueillis par Olivier Hespel)

Né dans le Gard, l’artiste Robert Filliou [performeur, auteur, plasticien – 1926-1987] est une source d’inspiration pour vous, depuis toujours. Qu’est-ce qui vous inspire en particulier chez lui ?
J’ai rencontré son travail, début des années 1990, par le biais du catalogue de la rétrospective que le Centre Pompidou lui avait consacrée. À l’époque, je me questionnais sur mon identité d’artiste, sur le rapport entre ma vie quotidienne et mon travail artistique, sur le fait aussi que je ne m’estimais pas spécialiste en quoi que ce soit : j’étais danseur, sans être excellent d’un point de vue technique ; je faisais de la musique, sans pour autant pouvoir prétendre être musicien, etc. La découverte du travail de Robert Filliou m’a décomplexé sur toute une série de questions que je me posais. Son côté bricoleur et touche-à-tout, son autodérision, son rapport un peu provocateur vis-à-vis du monde de l’art, sa façon de mêler sans jugement de valeurs la vie et l’art… Tout cela résonnait avec ce que je ressentais à l’époque, où je me sentais assez marginal – mal à l’aise même – par rapport au fonctionnement et au système de reconnaissance du monde de l’art.

Robert Filliou est concrètement le point de départ d’Ainsi passe le temps, puisque ce duo s’articule sur l’un de ses textes : L’Histoire chuchotée de l’art. D’où vient cette envie ?

Dans ce texte, Robert Filliou nous dit qu’il va être question d’Histoire de l’art, et il écrit effectivement une histoire qui remonte à un million d’années, mais qui ne nous parle pas du tout d’artistes, et pas vraiment d’art non plus, mais décrit une série d’expériences très simples (monter un escalier et compter les battements de son cœur, se souvenir de ce qui se passe quand on traverse un brouillard). Autant d’expériences du quotidien dont il fait des moments spécifiques et – ce que j’aime beaucoup – c’est qu’il dit, à chaque fois, que le nom de l’homme dont il s’agit n’a pas d’importance, il est mort, mais l’art est vivant ; signifiant par-là que l’art n’est pas une mise en valeur d’un ou d’une artiste, mais une proposition faite au public d’observer le monde et de se questionner sur la manière dont il marche – ou ne marche pas.

Vous avez choisi comme titre à votre pièce un autre leitmotiv de ce texte. Pourquoi ce choix ?
Je n’avais pas envie de reprendre le titre-même du texte de Robert Filliou. Cela aurait été réduire la proposition, qui est loin d’en n’être qu’une lecture. J’ai ainsi opté pour une de ses phrases-leitmotive, effectivement. J’aurais pu choisir « pas besoin de nom dans cette histoire », qui me plait beaucoup aussi. Mais j’ai préféré « ainsi passe le temps », qui me parait moins énigmatique, mais surtout plus concret, sur l’évocation du temps qui passe et qui, en même temps, est un peu désinvolte, si l’on pense à l’expression « passer le temps »…

Photos © Alice Gauthier

  • vendredi 5 mars à 14h30
  • Séance scolaire
  • vendredi 5 mars à 20h30
  • Séance tout public

  • MAIRIE DE BARJAC
    studio mobile implanté dans la salle des Fêtes

    ENTRÉE LIBRE

    dans la limite des places disponibles

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    • port du masque obligatoire dans tous les espaces (pour les plus de 11 ans)
    • mise à disposition de solutions hydroalcooliques à l’entrée
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