Paul

Léa Leclerc

Le 13 juin 

Sous cet unique prénom masculin se cache effectivement un solo. Mais le corps qui se donne à voir dévoile une identité étrangement plurielle, enfermée dans un rituel aux accents névrotiques. Une série de boucles qui se répètent, se transforment et se tordent. Jusqu’à l’implosion ?

A single, masculine first name for a solo performance that unveils a strangely multiple identity boxed into a ritual that jolts with neurotic intonations. A series of loops that repeat, transform and contort… until final implosion ?

Et si cette identité que nous nous construisons (bon gré mal gré) n’était en réalité qu’une prison ? Une définition de soi dans laquelle nous nous délimitons pour mieux nous y enfermer, sinon nous y compresser ? Telles sont les questions qui ont guidé Léa Leclerc dans l’écriture de ce solo qu’elle développe et peaufine, d’étapes en étapes, depuis le début de son jeune parcours de chorégraphe.
Tutu, chaussures à talon, pull à col roulé noir, cheveux rasés sur les côtés : la silhouette de ce corps au plateau a quelque chose de complexe, de composite. Sa gestuelle également multiplie les intonations et les actions, par saccades ou échos successifs. Régulièrement, un regard aussi bref que sec semble nous scruter au loin…
Dans ce solo résolument pluriel, des boucles se dessinent et se revisitent. Une tension s’installe sournoisement, progressivement. Mais quelle mouche a piqué ce corps ? Par quels courants électriques a-t-il bien pu être traversé ?

Chorégraphie, interprétation Léa Leclerc
Lumière Alice Vogt
Musique Balanescu Quartet Life and Death, Raptatek The Song Of Pirates
Régie Franck Guerin
© Lea Gressier

Production Compagnie Patchwork. Avec le soutien de La Maison CDCN Uzès Gard Occitanie, La Maison de l’Eau – théâtre d’Allègre-les-Fumades, le conseil départemental du Gard.

Attention, présence de lumières stroboscopiques.

Rencontre avec Léa Leclerc (propos recueillis par Olivier Hespel)

Quel est le point de départ de Paul ?
Ce projet est né à la fin de ma formation au Jeune Ballet d’Aquitaine, pour laquelle j’ai créé un solo à partir de l’idée des SDF… Depuis cette première ébauche, le projet a beaucoup évolué, dans la construction, la scénographie, le costume également, et je l’ai davantage développé autour de la question de la construction identitaire… Autour aussi de l’image que l’on donne à voir de soi, en particulier par le corps : ce que l’on cache, ce que l’on dévoile, ce qui peut être montré – ou pas…

À partir de ces questions, qu’est-ce qui vous a guidé plus particulièrement dans la construction de ce solo, tel qu’il est aujourd’hui ?
En particulier, il y a l’idée que développe Jiddu Krishnamurti dans L’Éveil de l’intelligence ; l’idée que nous construisons des murs autour de nous-mêmes, derrière lesquels nous vivons isolés. Cela a fait écho en moi, et m’a suggéré une image : nous vivons chacun et chacune dans une prison, un espace étroit, mesquin, banal, à partir duquel nous agissons, pensons, aimons, fonctionnons. La chorégraphie s’est construite à partir de cette conception-là : nous sommes prisonniers de nos habitudes (d’événements que nous répétons sans cesse) ; sans que cela soit un choix délibéré, réellement conscient, nous ne nous accordons en réalité qu’une très petite marge de mouvements possibles, et ce manque de mouvements nous bloque, nous presse... D’où un certain trouble dans ma présence.

Comment avez-vous cheminé de l’image du SDF à cette question autour de la construction individuelle dans laquelle on s’enferme ?
Les premières bases de ce solo datent de 2017. Avec le temps, ce que j’avais envie de « dire » avec ce solo a changé, s’est réorienté ; s’est précisé aussi, je pense, même s’il y a toujours des choses qui m’échappent – bien sûr – dans ce que cela peut évoquer chez les autres... Ce solo est le fruit aussi d’un cheminement assez solitaire, d’une réflexion sur tout ce qui me constitue, et tout ce qui m’a construite en tant qu’individu… Chorégraphiquement, Paul est également le résultat d’une accumulation d’éléments au fil de ses différentes étapes de construction et, en même temps, le résultat d’une épure dans l’écriture – je pense en tout cas avoir beaucoup épuré, cherché à aller davantage à l’essentiel, à creuser davantage chaque mouvement, les manières de les répéter et de les interpréter.

  • dimanche 13 juin à 17h30
  • durée 20 minutes / à L’Ombrière
  • Parking "stade du refuge" à proximité.

    ACCESSIBILITÉ
    La majorité des lieux est accessible aux personnes à mobilité réduite. Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions, nous vous invitons à nous signaler votre situation au 04 66 03 15 39.

    CONVIVIALITÉ
    Restauration légère, à emporter
    Présence de foodtruck avant les spectacles à L’Ombrière et au Jardin de l’évêché.
    Salon d’été, au Jardin de l’évêché
    Ouvert avant et après les représentations au Jardin.
    Les soirées peuvent être fraîches, pensez à prendre une couverture.

    INFORMATION COVID
    Quelques règles sanitaires en vigueur actuellement et qui sont susceptibles d’évoluer :
    • port du masque homologué obligatoire dans tous les espaces (pour les personnes de plus de 11 ans) ;
    • distance physique entre chaque groupe de réservation, dans tous les espaces ;
    • mise à disposition de solutions hydroalcooliques à plusieurs points clés.
    Nous vous remercions de bien vouloir respecter ces consignes. Nous vous assurons que nos équipes les respectent afin de vous accueillir dans les meilleures conditions.

    VIGIPIRATE
    Ne vous chargez pas. Pour des raisons de sécurité, il ne sera pas possible d’entrer en salle avec un gros sac ou une valise. Des mesures de sécurité sont mises en place. Il vous sera demandé d’ouvrir vos sacs.
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