Emprise

Maxime Cozic

Le 19 juin 

Pour son premier solo, Maxime Cozic entremêle ses différentes racines chorégraphiques : hip-hop, classiques, contemporaines et modern jazz. Alliant souffle et puissance du geste, pulsion et précision de l’écriture, il signe une impressionnante danse, où il est autant question d’emprise que de libération.

Hip-hop, classical, contemporary and modern jazz, Maxime Cozic weaves together his diverse choreographic roots in this first solo. Breath joins forces with powerful gesture, pulsion allies with precise composition in this creation of impressive dance which refers to control as much as it does to freedom.

Sur un plateau nu, un corps agenouillé, immobile. Une nappe sonore rôde autour de ce tableau. La main droite, posée au sol, se soulève lentement, subrepticement. Puis le corps tout entier. D’un coup sec, comme happé par ce paysage sonore qui grandit, s’épaissit. Ou n’est-ce pas plutôt une force intérieure qui soudainement l’habite et l’emporte malgré lui ?
En prenant comme point de départ l’idée du lapsus – de mouvements qui lui échappent –, Maxime Cozic dessine ici les premiers pas d’une danse très personnelle, habile entrelacs entre ses différents acquis et héritages. Accélérations vives et couperets acérés, lignes sèches et courbes souples, élans acrobatiques et quiétude d’un geste lent, précis : son langage zappe étonnamment entre différentes rythmiques et qualités. Son corps également jongle avec les images : du bloc de granit à la masse désarticulée, de l’hélice tourbillonnante à la chair vibrante.
Entre rigueur et jaillissement, maîtrise et lâcher prise, Maxime Cozic nous embarque dans une écriture littéralement « habitée » pour, petit à petit, glisser vers une sorte de délivrance, d’apaisement, vers une respiration salutaire dont le souffle voudrait tendre vers l’infini…

Chorégraphie, interprétation Maxime Cozic
Musique, composition Jimmy Febvay
Lumière Lucas Baccini
© Moïse De Giovanni

Production Felinae. Coproduction KLAP Maison pour la danse à Marseille, Pôle Arts de la Scène – Friche La Belle de Mai à Marseille, CNDC d’Angers, Le Port des Créateurs – Toulon. Prêt de studio KLAP Maison pour la danse à Marseille, CNDC d’Angers (accueil studio), Pôle de développement chorégraphique Mosson / Montpellier – Espace Bernard Glandier, Le Port Des Créateurs – Toulon. Avec le soutien financier de la mairie de Toulon.

Rencontre avec Maxime Cozic (propos recueillis par Olivier Hespel)

Comment est arrivée cette envie de solo dans votre parcours d’interprète ?
Travailler avec d’autres me nourrit artistiquement : j’apprends de nouveaux outils, d’autres manières de fonctionner, et à savoir aussi ce que j’apprécie ou non... Ceci dit, toutes mes expériences d’interprète ont toujours été des pièces de groupe. Mon envie de solo vient un peu de là, d’un besoin de me retrouver seul. De travailler sur des questions de durée également : savoir – en tant que danseur – jusqu’à quel point je peux assumer ma présence et « tenir » l’espace. Ensuite, il y a aussi l’envie d’écrire un mouvement qui soit plus représentatif de qui je suis, qui vienne de ma propre impulsion.

Et quelle est l’impulsion de ce solo, précisément ?
La première impulsion était le thème des complexes. C’était une idée « théorique », avant même d’avoir travaillé sur la matière chorégraphique. Aujourd’hui, je parle plutôt du lapsus. (…) Quand on improvise, il y a des mouvements qui surgissent, sans qu’on les ait décidés. C’est ce que j’appelle des lapsus. On est sous une certaine emprise à ce moment-là mais, en même temps, on peut décider d’accompagner ces mouvements, de voir comment se laisser traverser par eux… C’est une expérience très intrigante, dans laquelle j’ai eu envie de plonger : retrouver cet état de lapsus, d’emprise et, à partir de là, développer une écriture, un solo… Mais avant ces réflexions, il y a eu un déclencheur important : fin 2017, le compositeur Jimmy Febvay (que j’avais rencontré dans un travail pour le chorégraphe Étienne Rochefort) m’a envoyé une musique en me disant : « tiens, j’ai pensé à toi en écrivant ceci ; ça irait bien avec ta danse ; écoute et dis-moi ce que tu en penses ». Je ne lui avais rien demandé. Ce qu’il a envoyé m’a plu, et j’ai pris cela comme une invitation, une incitation.

Écrire votre premier geste chorégraphique à partir de ce qui vous échappe, et non de ce que vous maîtrisez : c’est intéressant comme démarche.
Il y a quelque chose d’inspirant, je trouve, à se dire qu’on n’a pas le contrôle sur tout et que, face à un moment qui nous échappe, une façon de réagir est de suivre ce moment, de vivre avec et de créer à partir de cela – et non de forcément vouloir s’y opposer, s’y confronter. Suivre un peu le mouvement de l’eau, d’une certaine manière... J’aimerais arriver à cette sorte de liberté où, quoi qu’il m’arrive, je suis à l’aise parce que je suis capable de suivre ce mouvement tout en y apportant quelque chose – quand bien même il m’est imposé…

Être dans un rapport organique aux choses et au monde qui vous entourent, en somme. Felinae, le nom de votre compagnie, fait référence au monde animal, qui est très proche de cette façon d’être.

Je ne l’avais pas vu sous cet angle, mais oui. (…) Les félinés (ou felinae) désignent les petits félins. Ils ont une façon de se mouvoir, une agilité et une grâce qui me touchent. Il y a quelque chose dans leur caractère aussi qui m’inspire : une espèce de sérénité et d’indépendance.

  • samedi 19 juin à 19h30
  • durée 20 minutes / à L’Ombrière
  • Parking "stade du refuge" à proximité.

    ACCESSIBILITÉ
    La majorité des lieux est accessible aux personnes à mobilité réduite. Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions, nous vous invitons à nous signaler votre situation au 04 66 03 15 39.

    CONVIVIALITÉ
    Restauration légère, à emporter
    Présence de foodtruck avant les spectacles à L’Ombrière et au Jardin de l’évêché.
    Salon d’été, au Jardin de l’évêché
    Ouvert avant et après les représentations au Jardin.
    Les soirées peuvent être fraîches, pensez à prendre une couverture.

    INFORMATION COVID
    Quelques règles sanitaires en vigueur actuellement et qui sont susceptibles d’évoluer :
    • port du masque homologué obligatoire dans tous les espaces (pour les personnes de plus de 11 ans) ;
    • distance physique entre chaque groupe de réservation, dans tous les espaces ;
    • mise à disposition de solutions hydroalcooliques à plusieurs points clés.
    Nous vous remercions de bien vouloir respecter ces consignes. Nous vous assurons que nos équipes les respectent afin de vous accueillir dans les meilleures conditions.

    VIGIPIRATE
    Ne vous chargez pas. Pour des raisons de sécurité, il ne sera pas possible d’entrer en salle avec un gros sac ou une valise. Des mesures de sécurité sont mises en place. Il vous sera demandé d’ouvrir vos sacs.
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