Bérézina

David Wampach

Le 22 juin 

artiste associé

Même si son titre l’évoque de prime abord, rien à voir ici avec une idée d’hécatombe ou de désastre. Les énergies que dégage BÉRÉZINA tiennent davantage de la pulsion de vie, de l’insistance et du plaisir.
Pour cette nouvelle création, David Wampach invite au plateau des personnalités fortes, et contrastées serait-on tenté d’ajouter. Sur fond d’une traversée musicale volontairement hybride, la pièce s’articule autour d’une succession de solos, accompagnés/observés par chacun des autres interprètes.
Quelque chose d’enivrant transpire dans ce relais qui met radicalement en lumière la diversité et la pluralité des êtres, à travers un jeu de transformation continuelle des corps, de leur présence et de leurs mouvements. En ressort une pièce à la dynamique communicative, aussi fluide qu’haletante, oscillant habilement entre explosion et implosion.

Though the title evokes a disaster, the energies unleashed in BÉRÉZINA are full of the pulse of life. David Wampach’s new creation brings on stage strong personalities in a succession of solos that are accompanied and/or observed by all the other performers. Driven by deliberately hybrid sound this relay blatantly reveals all the diversity and plurality of human beings through the constant transformation of their bodies, their presence, their movements. Dynamic and communicative, here is both explosion and implosion.

durée : 1h
Chorégraphie David Wampach
Danse Maeva Cunci, Lorenzo de Angelis, Ghyslaine Gau, Lise Vermot, Mickey Mahar, Némo Flouret (en remplacement de Régis Badel)
Conseils artistiques Dalila Khatir, Tamar Shelef, Jessica Batut, Marie Orts
Costume-maquillage Rachel Garcia
Lumières Patrick Riou
Son Yvan Lesurve
Régie générale Emmanuel Fornès
Remerciements Mathias Varenne, Lucas Lagomarsino, Elsa Depardieu, Paula Dartigues, Léa Chénot, Ionna Sylvestre, Lucie Szymczak, Natacha Varez Herblot
Production, diffusion Pascale Reneau

Production association achles.
Coproduction La Maison CDCN Uzès Gard Occitanie, Charleroi danse (BE), Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, ICI–CCN de Montpellier - Occitanie / Direction Christian Rizzo, Le Phare CCN du Havre Normandie - direction Emmanuelle Vo-Dinh, CCN d’Orléans - direction Maud Le Pladec, La Place de la Danse - CDCN Toulouse/Occitanie.
Avec le soutien de l’Adami, Saison Foundation (Tokyo/Japon), CN D – Centre national de la danse, théâtre de Nîmes.
L’association achles est subventionnée par la préfecture de région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée – Drac, par la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée au titre de l’aide à la compagnie conventionnée et la ville de Montpellier.


Rencontre avec David Wampach, par Olivier Hespel

BÉRÉZINA : d’où vient ce titre ?
L’intérêt n’était certainement pas de parler de Napoléon et de la bataille de Berezina, qui est le nom d’un fleuve en Russie. C’est la sonorité de ce mot qui me plaisait, et la sorte de dichotomie qu’il renferme entre une signification qui évoque quelque chose de l’ordre de la débandade, de l’hécatombe, et sa prononciation qui fait plutôt penser à quelque chose d’assez doux… J’aime ce contraste-là, qui résonne avec aujourd’hui : on ne peut pas dire que nous soyons dans une époque la plus joviale qui soit, mais comment arriver à la transformer en quelque chose de positif ?

La transformation : un mot-clé dans le développement de cette pièce.
Tout à fait. Transformation par les couleurs, le maquillage, ou plutôt ce que j’appellerais du « masquillage », un masque-maquillage. Transformation dans le travail chorégraphique également : les matières ne s’installent pas, elles apparaissent, se définissent, puis se transforment pour faire apparaitre d’autres matières, qui vont se transformer à nouveau...

Dans ces matières chorégraphiques, on peut percevoir toute une série d’influences et d’éléments la fois occidentaux, orientaux, africains… Comment s’est développée cette écriture ?
Pour chacun des interprètes, l’idée a été de chercher quelles pouvaient être leurs matières, leur danse. Avec un enjeu d’incarnation et d’investissement de l’espace, chacun à sa manière a pu interpréter ces soli. Nous avons cherché aussi autour des danses kuduro (danses originaires d’Angola) car j’avais envie de stimuler un travail de réinvestissement du bassin, un endroit du corps qui, je trouve, est souvent délaissé dans la danse.

Pourquoi cet intérêt pour le bassin ?
Le bassin, le ventre, c’est notre deuxième cerveau. Il est beaucoup plus organique et viscéral (évidemment) que le cerveau de la tête. Le réinvestir, c’est se reconnecter à ses émotions, c’est être moins mental, plus physique… Être connecté·e à son bassin, c’est également être connecté·e au « sacrum », donc être dans quelque chose de plus archaïque, de l’ordre de l’exploration des racines, et du sacré aussi.

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