ENDO

David Wampach

Le 13 juin 

Artiste associé

Puisant aux origines de la performance, en Europe, au Japon ou aux États-Unis, David Wampach – en compagnie au plateau de Tamar Shelef – nous plonge ici dans une expérience à la fois puissante et jubilatoire.
Le sentiment de rituel est palpable dans ce duo où les corps sont à la fois supports, outils et auteurs d’un acte scénique aussi chorégraphique que plastique et sonore. Du blanc (quasi) immaculé à une éclaboussure charnelle de couleurs, le « tableau vivant » qu’ils incarnent nous aspire dans un étonnant jeu de sensations et de perceptions.
Entre douceur et témérité, entre force des présences et pointes d’(auto)dérision, voilà une aventure scénique déroutante, haletante et, au final, résolument libératrice !

Taking inspiration from performance art in Europe, Japan or the United States, this duo by David Wampach and Tamar Shelef plunges us into a powerful, jubilant experience that is almost ritualistic. The body is all at once medium, tool, and dramatist in a scenic act that blends choreography, sound and performance art. From (nearly) immaculate white to a sensual splash of colors, this “tableau vivant” turns into a suspenseful adventure that is somewhat mystifying, but in the end, decidedly liberating !

Durée : 55 minutes
Chorégraphie David Wampach
Danse Tamar Shelef, David Wampach
Eléments plastiques Rachel Garcia
Réflexions dramaturgiques Marie Orts
Conseils artistiques Dalila Khatir, Christian Ubl
Lumière Nicolas Boudier
Son Gaspard Guilbert
Musique additionnelle Nisennenmondai, Toutestbeau / Erwan Ha Kyoon Larcher
Régie Jean-Marc Ségalen
Régie son Jordan Dixneuf
Remerciements Sabine Seifert, Marjorie Potiron, Maxime Guillon-Roi-Sans-Sac, Anaïs Malaret
Production, diffusion Antoine Billet, Julie Le Gall

Production Association Achles
Co-production La Maison CDCN Uzès Gard Occitanie, Festival Montpellier Danse 2017, CCN de Tours
Avec le soutien de Le Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées, L’échangeur CDCN Hauts-de-France, CND - un centre d’art pour la danse, Tanzhaus Zürich, Villa Kujoyama (Kyoto/Japon), Saison Foundation (Tokyo/Japon) et l’Agence des Affaires Culturelles du gouvernement du Japon
David Wampach a été invité par la Saison Foundation à Tokyo comme Visiting Fellow en 2016.
L’Association Achles est subventionnée par la préfecture de région Occitanie / Pyrénées Méditerranée - direction régionale des Affaires Culturelles et par la région Occitanie / Pyrénées Méditerranée au titre de l’aide à la compagnie conventionnée, et la ville de Montpellier.

Rencontre avec David Wampach

Un des points de départ de ce projet est votre rencontre avec le travail de Shuji Terayama (1935-1983). Qu’est-ce qui vous a interpellé chez cet homme ?
La rencontre avec l’œuvre de Terayama a provoqué chez moi un choc artistique, alimenté par la sensation de pouvoir me connecter à un univers familier. Il y a dans son travail une façon d’ouvrir le regard. (…) Il a démarré par l’écriture poétique, qui l’a rendue célèbre avant même d’atteindre l’âge adulte. Puis il s’est orienté vers l’écriture théâtrale, la mise en scène, la photographie, la réalisation de films expérimentaux et de longs métrages plus « grand public », tout en étant, en parallèle, journaliste sportif (boxe et courses hippiques). Ce travail polymorphe m’a séduit, et m’a emmené à vouloir creuser mon intérêt et ma curiosité à son égard.

Vous liez cette personnalité avec le mouvement endotique (d’où le titre de ce duo, ENDO). Pourquoi ?
Car je ressens chez lui une forte capacité à se renouveler, à questionner sa production artistique, ses motivations, sa nécessité de créer. Une dynamique que l’on retrouve chez les initiateurs de l’endotisme, dans les années 1960-1970, comme Francis Bacon et Picasso. (…) L’endotisme, par essence, est le contraire de l’exotisme. Dans ses perspectives artistiques, ce courant proposait une tentative de renouvellement du sujet, non pas en le détournant ou en le contournant, mais en l’abordant directement de front. Il ne s’agit donc pas de se renouveler en cherchant le nouveau, le « jamais vu », mais au contraire de partir de soi, et de se confronter à sa vérité sensible. De là, j’ai choisi également de relier ce projet avec des pratiques performatives de la même époque, comme celles du mouvement japonais Gutaï ou d’Yves Klein par exemple, avec le souhait de mettre tout cela en dialogue, en utilisant notamment l’idée de la réactivation, du re-enactment…

Musicalement, la pièce est très éclectique dans le voyage qu’elle propose.
C’est une sorte de voyage sonore en effet. À la différence d’un projet où il y aurait une unité, une continuité sonore, il s’agissait ici de travailler plutôt sur l’hétérogénéité, en suivant le principe du cut-up, de l’assemblage, de la juxtaposition de différents matériaux. En dialogue avec Gaspard Guilbert, nous avons ainsi choisi de compiler plusieurs sources différentes : de vieilles chansons japonaises empruntées à des films de Terayama, la musique d’un groupe japonais récent (Nisennenmondai), un travail sur des onomatopées que nous avons réalisé Tamar et moi, en collaboration avec Dalila Khatir, et des compositions originales d’Erwan Ha Kyoon Larcher. Dans ce travail de compilation, l’idée de percussions était assez présente. (…) Nous avons travaillé musicalement de la même façon que nous l’avons fait avec la peinture ou les matériaux chorégraphiques : nous avons accumulé, observé, sélectionné, laissé de côté, pour parvenir à un choix d’écriture.

  • mercredi 13 juin à 22h00
  • Jardin de l’évêché
  • Accès par la promenade des Marronniers ou la promenade Racine.
    Parkings à proximité.
    Boissons et restauration légère à partir de 20h30 par Juliette & Pierrot - caravane à délices (plats faits maison avec des produits frais, issus de producteurs locaux).
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